Sashiko de babylock, quand le génie industriel imite l'artisanat

Il a fallu plusieurs années de recherche à babylock pour mettre au point cette fabuleuse machine. Cousant à petits points avant avec un seul fil, celui de la canette, elle révolutionne le travail des amateurs de quilt et patchwork. Dans cet article on vous raconte l'histoire du sashiko et on vous explique comment elle fonctionne.

C’est quoi le sashiko ?

 Si l’on retrouve des traces de broderie sashiko depuis plus de mille ans, son apogée remonte à l’ère Edo entre 1600 et 1868.

Le principe de cette broderie au point avant, dont le nom signifie littéralement « piquer, épingler petit » est de repriser de manière harmonieuse, voire artistique, les vêtements. C’est la répétition du motif qui lui donne ce côté particulièrement esthétique. Ceci afin qu’ils durent plus longtemps. C’est d’ailleurs chez les paysans japonais que cette technique est apparue, par économie domestique.

Durant l’ère Edo, les classes populaires n’avaient pas le droit de porter des couleurs vives, pas plus que de tissus à larges motifs ou onéreux tels que la soie. Leurs vêtements se cantonnaient souvent à des tissus teints à l’indigo (un bleu assez foncé). Le meilleur moyen de les renforcer était d’employer cette technique de broderie à petits points. Ces derniers étaient réalisés en fil de coton mat, généralement blanc ou écru et un peu épais. Ils ressortaient particulièrement bien sur les toiles indigo en chanvre ou en lin au tissé un peu lâche.

Les motifs de cette broderie, la plupart du temps géométriques se classent en deux catégories dont l’une, moyōzashi, représente des points qui ne doivent pas se chevaucher. L’autre catégorie de points, hitomezashi, permet aux points horizontaux ou verticaux de se couper. Vous trouverez les règles de base de la broderie sashiko à la main en cliquant ici.

exemple de broderie ashiko Maison de la couture Grenoble

Les petits japonais apprennent ces techniques dès l’école maternelle. Les jeunes filles perfectionnent leur apprentissage avec leur entourage féminin, rigueur et patience étant considérées comme des qualités essentielles pour être de bonnes épouses (sic).

Le génie de babylock

Tous les amateurs de machines à coudre le savent, babylock a toujours une longueur d’avance. Mondialement reconnu pour la supériorité de ses surjeteuses à usage domestique, babylock investit massivement dans la recherche pour faciliter la vie des couturières. C’est dans cet état d’esprit qu’un ingénieur babylock a passé plusieurs années à mettre au point une machine qui va imiter parfaitement cette broderie à points avant, et révolutionner le travail des quilters et patchworkers.

plaid brodé sashiko babylock Maison de la Couture Grenoble

La particularité de la machine sashiko babylock est de coudre avec un seul fil placé dans la canette. Vous n’aurez pas de bobine placée sur le haut de votre machine, tout va se passer « en coulisses » côté canette.

Le système particulièrement ingénieux de cette machine tire le fil de la canette vers le haut ou le laisse - un point sur deux - à l’intérieur, grâce à une aiguille spéciale. Outre le fait de suivre votre motif dessiné au crayon hydrosoluble, la seule chose que vous aurez à faire sera de régler la longueur du point et l’intervalle entre deux points.

Chemise femme brodée sashiko babylock Maison de la Couture Grenoble

Une broderie parfaite, un gain de temps phénoménal

Vous l’aurez compris, nous adorons les ouvrages brodés avec cette machine sashiko. C’est le plus beau point de matelassage qui existe. Sa régularité confère à l’ouvrage réalisé la beauté d’un travail haute couture. Nous apprécions son résultat de couture « comme à la main » de la même façon que le ferait un point sellier. Nous l’utilisons aussi bien pour broder des vêtements qu’en décoration pour réaliser des plaids, des coussins ou même des sacs.